Le conseil de ville de Paspébiac annule la suspension du directeur de la Culture et demande la démission du maire.

Plus de 200 personnes se sont déplacées pour assister à la réunion du conseil municipal hier soir à Paspébiac. Cette réunion était la première depuis la suspension du directeur de la Culture Dominick Briand à la fin juillet en raison de conflits d’intérêts. Au moins trois groupes musicaux ont été engagés par la Ville alors que Dominick Briand avait un intérêt direct ou indirect dans ceux-ci. La somme de ces contrats est d’environ 18 000$ en 2025 et 2026. À noter que Dominick Briand n’a reçu aucun cachet personnel. Le maire Jérémy Laplante a suspendu le directeur pour deux semaines de façon unilatérale sans en informer les conseillers à la fin juillet. Hier soir, ils avaient le droit de confirmer ou d’annuler la décision. Cette réunion était donc attendue.

Lors de la première période de questions, Dominick Briand a été le premier à se rendre au micro pour défendre son intégrité :
En plus d’annuler la suspension du directeur de la Culture, plusieurs points à l’ordre du jour ont été reportés ou refusés par les conseillers. Mais c’est l’ajout à l’ordre du jour d’un vote de non-confiance envers la gouvernance du maire de Paspébiac qui a le plus retenu l’attention. Les conseillers reprochent au maire son manque d’écoute, un manque de consultations et même des conflits d’intérêts. La démission du maire a été demandée. On écoute la conseillère Francine Guité :
Le maire a réfuté vigoureusement les accusations portées contre lui et n’a pas l’intention de démissionner. Il compte évaluer ses recours juridiques contre les conseillers qu’il qualifie d’adversaires politiques :

En entrevue, le maire persiste et signe : Dominick Briand s’est placé dans une situation de conflits d’intérêts et il n’avait d’autre choix que d’agir selon l’article 116 de la Loi sur les cités et les villes. Selon lui, les conseillers font fi de la Loi :
Si la plupart des gens interrogés reconnaissent une apparence de conflits d’intérêts dans l’embauche des groupes musicaux, ce sont plutôt les méthodes du maire qui sont critiquées. Plusieurs ont affirmé que les apparences de conflits d’intérêts sont souvent inévitables dans un petit milieu.
Malgré des échanges acrimonieux avec les citoyens hier soir, le maire se dit convaincu qu’une bonne partie de la population appuie sa démarche et que les gens présents dans la salle ne représentent pas l’entièreté des points de vue.




