La décision de la Cour Suprême de ne pas entendre le dossier sur le fond fait réagir en Gaspésie.
Rappelons que le Gouvernement du Québec avait contesté la décision de la Cour d’appel, qui disait que l’Assemblée nationale n’avait pas le pouvoir de bloquer le travail du Directeur général des élections dans le processus de redéfinition de la carte des circonscriptions.
La députée de Bonaventure et nouvelle ministre de la Famille, Catherine Blouin, explique que son gouvernement étudiera tous les scénarios afin de sauver les deux circonscriptions. Il pourrait être question d’une loi spéciale pour accorder un statut dérogatoire, similaire aux Îles-de-la-Madeleine, dans le but de protéger la représentation gaspésienne face à l’agrandissement jugé démesuré des comtés. Catherine Blouin affirme que la volonté des élus demeure ferme et que tous les scénarios seront étudiés au cours des prochains jours :
La première ministre Christine Fréchette a déjà confirmé qu’un projet de loi serait déposé afin d’assurer une juste représentation et la protection de la circonscription de Bonaventure et d’Anjou-Louis-Riel. Méganne Perry Mélançon, porte-parole nationale du Parti Québécois et ancienne députée de Gaspé, explique qu’il pourrait s’agir de donner un statut particulier à la Gaspésie ou d’ajouter deux circonscriptions. Cette dernière option semble plus probable à ses yeux:
Quant à lui, le maire de Gaspé, Daniel Côté, dit avoir confiance dans la volonté de l’Assemblée nationale de préserver la représentativité des Gaspésiens au sein du Québec. Selon lui, c’est ce qui aurait dû être fait dès le départ :
Daniel Côté rappelle aussi que l’unanimité du vote à l’Assemblée nationale n’est pas obligatoire selon la loi, même si un consensus a, jusqu’à maintenant, cherché l’assentiment de tous les députés lors de modifications de la Loi électorale :




