L’Association québécoise des industriels de la pêche n’est pas prête à augmenter le prix payé aux pêcheurs de crevettes qui composeront avec l’augmentation du prix du diésel.
Le directeur de l’Office des pêcheurs de crevettes du Québec, Patrice Element, disait s’attendre à une hausse des prix pour compenser l’augmentation des coûts du diesel.
Le directeur de l’association des industriels s’attend à ce que cet enjeu s’invite dans les négociations, mais il explique qu’une foule d’autres facteurs influencent le prix offert aux pêcheurs, notamment la fluctuation du dollar américain :
Serge Fortin note, par ailleurs, que la crevette du Québec a eu mauvaise presse ces dernières années en raison de la baisse draconienne de la ressource.
Le crustacé a perdu sa certification MSC, qui est nécessaire pour entrer sur les marchés européens et dans les grandes chaînes d’alimentation au Québec, ce qui la confine aux poissonneries et restaurants.
Serge Fortin aimerait que les Québécois réalisent que la crevette est pêchée de façon responsable :
L’an dernier, Pêches et Océans Canada avait octroyé un total de captures de 3809 tonnes, quota qui passe à 5419 tonnes cette année, une hausse de 42%.





