Un manque de considération pour les éducatrices

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La table de concertation féministe de la Gaspésie-les-Îles demande que le Programme de prévention des sinistres soit modifié afin d’inclure les services de garde.

La Table se joint ainsi au combat de Brigitte Bourgeois qui a dû quitter sa résidence de la rue des Pluviers à Maria en raison des risques de submersion côtière. Toutefois, son dossier est traité comme tout autre propriétaire privé. Or, Brigitte Bourgeois n’a d’autre choix que de se contenter d’une somme de 385 000$, 100 000$ de moins que si le gouvernement reconnaissait son service de garde comme une entreprise, ce qui n’est pas le cas. Les compensations offertes ne lui permettent pas d’adapter sa nouvelle résidence pour recevoir 6 enfants.

Nastassia Williams, coordonnatrice à la Table de concertation féministe, affirme que le travail des éducatrices représente un enjeu de premier ordre tant pour les usagères que les éducatrices. Il est complètement illogique que les fonctionnaires ne reconnaissent pas un service de garde en milieu familial comme une entreprise à part entière :

Elle n’y voit qu’une explication : un manque de considération de la part des fonctionnaires, de la ministre de la Famille Catherine Blouin et du ministre de la Sécurité intérieure qui demeurent silencieux à ce sujet. La députée de Bonaventure explique son silence par le fait que le service de garde de Brigitte Bourgeois n’est pas reconnu. La perte de places a des impacts importants sur les femmes et les familles, que le service soit reconnu ou non :

Rappelons que la municipalité de Maria et la MRC Avignon demandent officiellement des modifications aux programmes de compensation. 

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25 juillet 2026

Véronique Labbé

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