
De nouvelles études sur les retombées économiques et les impacts structurants d’une traverse Gaspésie-Côte-Nord qui passerait par Anticosti ont été présentées hier.
Selon la firme Aviseo, qui a réalisé l’étude, une navette fluviale entre Rivière-au-Renard et Havre-Saint-Pierre qui s’arrêterait à Anticosti permettrait de générer 38,8 millions de dollars en retombées économiques.
Pour la directrice générale de la Corporation du Port de Havre-Saint-Pierre, qui pilote le dossier, les études permettent de montrer que le projet est réaliste. Odessa Thériault affirme que maintenant, le Gouvernement doit s’engager à prioriser la navette fluviale :
Pour la mairesse de l’Île d’Anticosti, désenclaver l’île est une priorité puisqu’aucun service de traversier régulier n’existe actuellement. Hélène Boulanger espère que ce nouveau lien permettrait d’accélérer les efforts de vitalisation de sa communauté :
Selon Aviseo, le déficit d’opérations du traversier serait de 6,7 millions de dollars pour les cinq premières années d’opération. Ce montant serait toutefois absorbé par les revenus fiscaux générés à la suite du projet, et qui retourneraient dans les coffres du Québec, c’est pourquoi, selon la Corporation, c’est la Société des traversiers du Québec qui devrait opérer la navette :
La Corporation du Port de Havre-Saint-Pierre estime qu’il serait possible d’offrir le service entre trois et cinq ans après que le Gouvernement se soit engagé.
