
La Table de concertation féministe de la Gaspésie et des Îles se réjouit du retrait de l’article sur l’avortement du projet de constitution québécoise.
Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barette, a annoncé vendredi qu’il reculait et retirait l’article 29 de son projet de constitution.
La directrice de la Table de concertation féministe de la Gaspésie et des Îles, Nastassia Williams-Valois, salue la décision :
Si l’idée de protéger le droit à l’interruption volontaire de grossesse est noble, Nastassia Williams-Valois estime que ce droit est mieux protégé par la jurisprudence existante suite à des décisions de la Cour suprême du Canada. Inscrire le droit à l’IVG dans la Loi reviendrait à ouvrir la porte à des contestations judiciaires, comme ça a été le cas aux États-Unis avec l’arrêt Roe contre Wade :
Nastassia Williams-Valois estime que si le gouvernement veut protéger l’accès à l’avortement, il faut d’abord se concentrer à en démocratiser l’accès sur l’ensemble du territoire. Elle déplore notamment que les distances à parcourir constituent un obstacle à l’accès aux soins chez les adolescentes :
Elle déplore aussi avoir dû défendre le droit à l’avortement pour une deuxième fois en trois ans auprès du gouvernement caquiste :
La candidate à la chefferie de la CAQ, Christine Fréchette, avait pris position en faveur du retrait de cette clause dans le projet de constitution.
