Le droit à l’avortement est-il en danger ?

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La Table de concertation féministe de la Gaspésie se dit très inquiète de la possible inscription du droit à l’avortement dans un cadre législatif. 

Le gouvernement du Québec pilote un projet de constitution et l’article 29 du projet de loi stipule que l’État protège la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. 

Mais, même si l’intention semble louable, l’article 29 suscite une vive opposition notamment des groupes féministes, du Collège des médecins et du Barreau du Québec. 

Léa Blouin-Rodrigue, agente de projet à la Table de concertation féministe de la Gaspésie, est inquiète.  Elle explique que l’absence de cadre juridique entourant l’avortement représente la meilleure protection possible. L’insérer dans un cadre législatif est une brèche à ses yeux, parce qu’une loi peut être contestée : 

 

D’ailleurs, l’agente de projet fait valoir que des groupes opposés à l’avortement attendent avec impatience l’inscription de l’avortement dans une loi pour la contester : 

 

Léa Blouin-Rodrigue est convaincue que le gouvernement agit de bonne foi, mais il se trompe : 

 

Le gouvernement devrait plutôt travailler afin de faciliter l’accès à l’avortement qui est limité dans plusieurs régions, dont la Gaspésie.