Nouvelle stratégie de protection de la baleine noire

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La baleine Juno, âgée d’au moins 40 ans, a été aperçue en compagnie de son neuvième petit au large de l’État de la Géorgie à la fin décembre. Son précédent veau, né en 2024, est mort des suites de blessures liées une collision avec un bateau (photo: Clearwater Marine Aquarium Research Institute)

Le gouvernement fédéral met l’accent sur les pêches de l’est du Canada et sur l’objectif de réduire les blessures subies par la baleine noire de l’Atlantique Nord dans sa nouvelle stratégie. 

Dévoilé mardi par Pêches et Océans Canada, le plan liste cinq objectifs, dont celui d’évaluer les menaces qui pèsent sur la baleine noire de l’Atlantique Nord. 

La baleine noire de l’Atlantique Nord est une espèce en danger critique d’extinction.  Entre 2010 et 2020, la population a connu un déclin estimé à 126 individus. 

Ce déclin a été exacerbé par de faibles taux de reproduction, une santé déclinante et des taux élevés de blessures causées par des engins de pêche. 

Ainsi, le ministère travaillera avec l’ensemble des secteurs pour favoriser l’utilisation d’équipements visant à prévenir les empêtrements et atténuer leur gravité. 

Le ministère souligne que l’industrie du homard a déjà une longueur d’avance en cette matière en Gaspésie. 

Il veut aussi en venir à protéger l’ensemble des baleines qui fréquentent le Québec.  Andrea Morden, gestionnaire de l’équipe affectée au dossier des baleines au MPO, signale que l’évaluation des risques sera cruciale.  Et ce n’est qu’un début : 

  

La saison de mise-bas 2025-2026 des baleines noires est perçue comme encourageante: en date de la fin janvier, un total de 22 bébés ont été recensés.