Pêche commerciale : les homardiers gaspésiens craignent d’importants préjudices

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Un homardier à St-Geroges-de-Malbaie. Photo : Archives

Les homardiers gaspésiens digèrent mal la décision d’Ottawa d’accorder à Listuguj le droit de vendre les prises de homard l’automne.

Pêches et Océans Canada vient d’accorder aux détenteurs d’un permis de pêche dans la zone 21 B, dans la Baie-des-Chaleurs, la permission de vendre les prises.  Dans ce quadrilatère, 5 permis sont détenus par Listuguj et un par un non-autochtone.

Le Regroupement des pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie ne fait pas de prévisions sur les quantités de homard qui pourraient être vendues par Listuguj cet automne. Toutefois, puisque le homard est plus affamé à cette période-ci, il sera plus facile à capturer qu’au printemps, a soutenu O’Neil Cloutier, le directeur du Regroupement.

La zone visée pourra être exploitée commercialement pendant 14 jours.  Le regroupement s’inquiète tout de même des risques pour la durabilité des stocks. O’Neil Cloutier soutient que les règles sont inégales et lance qu’il n’y a pas de contrôle.

Malgré les bonnes relations entre le regroupement et les communautés de Gesgapegiag, Gespeg et Viger, une inquiétude subsiste que la pratique ne se répande.

Sur la question de la qualité du produit, le regroupement avertit Ottawa que sa mise en marché en période de post-mue pourrait ternir la réputation du homard gaspésien, reconnu pour être rempli de bonne chair.

Toutes les options sont envisagées mais le Regroupement des pêcheurs du sud de la Gaspésie dit ne pas être prêt pour un débat devant les tribunaux.

Le regroupement soutient ne pas avoir appelé non plus les usines de transformation gaspésiennes au boycottage des prises autochtones.  Les débarquements devraient avoir lieu au quai de Carleton.

Le Regroupement des pêcheurs demande à Ottawa de consulter ses membres, comme Justin Trudeau l’avait promis.

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