Innovation en pêcherie : divers projets gaspésiens reçoivent des fonds

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Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, participant à la conférence de presse à RIvière-au-Renard.

Six projets gaspésiens relatifs au monde de la pêche, dont Merinov et le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG), reçoivent 1,3 million de dollars en matière d’innovation notamment.

D’une part, Merinov touche 370 000 dollars afin de développer et mettre à l’essai un engin de pêche minimisant les impacts environnementaux et la menace de prises accidentelles de mammifères marins. L’idée repose sur un casier déjà utilisé en Norvège depuis quelques années servant à capturer le flétan du Groenland. Cet outil viendra remplacer le filet maillant mono filament.

En plus, ces cages sont pourvues d’appâts lumineux plutôt que d’utiliser un appât naturel. Une tendance observée un peu partout au Québec, assure David Courtemanche, le directeur général du centre intégré de recherche. Ainsi, ces cages seront développées ici chez Merinov avec l’Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie. Par la suite, les casiers pourraient être commercialisés.

Ensuite, le RPPSG reçoit plus de 520 000 $ pour développer un nouveau journal de bord national par flottille. Ainsi, pour déclarer les poissons et fruits de mer récoltés, les pêcheurs le feront dorénavant de façon électronique. Présentement au Québec, le regroupement demeure les seuls à utiliser ce type de journal de bord.  Pour l’instant, il n’est utilisé qu’à la pêche au homard. O’Neil Cloutier, le directeur général du RPPSG, se réjouit de cette annonce.

Cet argent servira à développer et enrichir des modules par espèce nationale comme le homard, le crabe des neiges et les poissons de fond. En 2026, toutes les pêches au Canada devraient être sous obligation de déclarer électroniquement leur pêche.

Bref, ces investissements visent à assurer une pérennité économique et écologique aux pêcheurs de la région. C’est pourquoi ils misent beaucoup sur le développement économique des engins de pêche. Ces montants proviennent des Fonds des pêches du Québec et du Canada, soit 900 000 du fédéral et 400 000 du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation au provincial.

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