Divers mouvements environnementaux acclament le retrait du Québec des hydrocarbures

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Le porte-parole d'Environnement Vert Plus, Pascal Bergeron.

De nombreux mouvements écologiques québécois tels que Environnement Vert Plus et L’Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé se réjouissent de l’annonce de François Legault disant vouloir retirer la province de l’extraction d’hydrocarbures sur son territoire.

Pascal Bergeron, porte-parole d’Environnement Vert Plus, soupire de soulagement, réalisant que ses années de lutte et de mobilisation semblent enfin porter fruit. C’est un combat qui dure depuis les années Jean Charest, mentionne Monsieur Bergeron, lorsque l’ancien premier ministre s’est mis à vendre certaines parcelles du Québec à des entreprises étrangères. « À ce moment-là, on s’est aperçu que des permis d’exploration apparaissaient un peu partout au Québec. La mobilisation a véritablement débuté lorsque les entreprises se sont mises à forer et à fracturer dans la vallée du Saint-Laurent », dit-il.

Le porte-parole d’Environnement Vert Plus félicite le mouvement citoyen québécois qui a finalement réussi à sensibiliser le gouvernement à la question des réchauffements climatiques. Même si la CAQ n’est pas à l’avant-garde de l’écologie, leur décision est chaudement saluée. « François Legault a fini par comprendre qu’exploiter les hydrocarbures est incompatible avec une politique cohérente de lutte contre les changements climatiques », ajoute-t-il.

Toutefois, de nombreuses questions demeurent sans réponse quant à la façon que le gouvernement utilisera pour y parvenir puisqu’il y a encore 12 permis d’exploration toujours en vigueur sur le territoire. On ignore si Québec sera forcé de compenser ces entreprises. Certainement pour Pascal Bergeron, il est hors de question de les compenser.

Même son de cloche pour la présidente de L’Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé, Lise Chartrand, qui note que grâce à la puissance des forces citoyennes bien informées, il est possible d’avoir raison sur le gouvernement. Elle donne l’exemple du forage Haldimand qui n’a finalement pas vu le jour, car c’était un projet jugé beaucoup trop près des habitations  et de la baie de Gaspé pouvant ainsi nuire à d’importantes sources d’eau potable.

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