Mobilisation des élus pour l’éolien

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Des élus de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Montérégie se mobilisent pour remettre en avant plan la filière éolienne pour les futurs besoins d’approvisionnement en électricité chez Hydro-Québec.

La sortie, sous forme de lettre d’opinion, répond à la mauvaise presse envers la filière et n’est pas étrangère au passage en Gaspésie de François Legault. Celui-ci a affirmé qu’il n’y aurait pas de projet éolien tant qu’Hydro-Québec aura des surplus.

Mais la déclaration du maire de New York qui souhaite utiliser l’énergie produite par Hydro-Québec d’ici 2020 pour alimenter sa ville en électricité, suscite beaucoup d’espoir pour les élus.

Selon le président de la Régie intermunicipal de l’énergie de la Gaspésie et des îles et maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, l’éolien doit faire partie des plans de Québec.

 

De plus, avec une future réalisation du projet avec le Massachusetts, Hydro-Québec pourrait se retrouver avec moins de surplus d’énergie.

D’ailleurs, le gouvernement a laissé entendre la semaine dernière que ces deux contrats aux États-Unis pourraient nécessiter la construction de nouveaux barrages. Sur ce point, Simon Deschênes affirme que l’éolien est maintenant plus compétitif que l’hydroélectricité.

 

Enfin, Simon Deschênes, remet en question les surplus énergétiques qui sont souvent mentionnés pour justifier le refus de procéder à d’autres appels d’offres d’énergie éolienne.

Il affirme que des promoteurs à Matane et Baie-Comeau se font répondre qu’il n’y a pas suffisamment d’énergie disponible pour réaliser leurs  projets.

Les signataires sont le maire de Gaspé, Daniel Côté, le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, celui de New-Richmond, Éric Dubé, le maire de Matane, Jérôme Landry, le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, celui de Srel-Tracy, Serge Poliquin et maire de St-Cyprien et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé.

 

2 COMMENTAIRES

  1. La courte vue des élus municipaux est tout à fait navrante. Il est vrai qu’ils sont encarcanés dans un mode de financement – les impôts fonciers – que toute éventuelle source autre de revenus les fait gravement lorgner. Néanmoins, on devrait s’attendre de gens à qui nous confions la gestion du bien public aient une meilleure appréciation de ce même bien public. Ce n’est pas pour rien que la filière éolienne a si mauvaise presse. Elle a déjà entraîné en pure perte des surcoûts évalués à plusieurs milliards de dollars. De plus elle met en péril la stabilité du réseau hydroélectrique par son intermittence congénitale. Enfin, pour ne pas allonger indûment, rappelons que les éoliennes causent de graves malaises à leurs riverains, que les animaux de ferme subissent de fortes baisses de productivité et que nos beaux paysages sont irréparablement endommagés.
    Mesdames, messieurs les élus, ouvrez-vous les yeux.

  2. Les élus ne pourraient-ils pas mettre leur énergie sur d’autres types de développements qui coûteraient moins cher aux québécois, actuellement nous subventionnons cette filière à raison de $700 millions/année, une filière qui d’ailleurs crée très peu d’activité économique. Outre ces considérations économiques extrêmement défavorables, les conflits d’usage mettent en relief les nombreux impacts négatifs sur les populations riveraines des éoliennes (pollution sonore et visuelle, impacts psycho-sociaux issus de la polarisation, valeur marchande des propriétés à la baisse,etc.)
    Plutôt qu’une fierté cette filière suscite la honte.
    Pour moi fini la Gaspésie et ses parcs éoliens quand je vois les élus qui persistent et signent.

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