La Gaspésie, loin d’être la région la plus branchée du Québec

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La Gaspésie traîne la patte en matière de possession de véhicules électriques selon le fondateur de l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ) avec ses 451 voitures déployées sur le territoire.

À titre de comparaison, le Bas Saint-Laurent en compte 1818, soit un ratio de 1 véhicule électrique par 109 habitants, comparativement à 1 voiture verte par 201 personnes en Gaspésie. Il y en a 116 000 au total sur les routes de la province.

L’engouement moins prononcé en Gaspésie s’explique par la faible offre d’automobiles électriques retrouvées chez les concessionnaires gaspésiens en raison de l’équipement nécessaire qui représente un investissement important. De plus, « il existe un cours sur l’entretien d’un véhicule électrique du nom de Compétence VE que les mécaniciens doivent suivre », explique Simon-Pierre Rioux, président et fondateur de l’AVEQ.

Néanmoins, en raison de l’afflux touristique estival, un déploiement rapide de bornes de recharge a été remarqué sur les routes de la péninsule, avance le président et fondateur. Rappelons qu’Hydro-Québec a entamé l’installation de dix nouvelles bornes de recharge rapide pour les véhicules électriques en Gaspésie cet été, dont deux, à Gaspé. Actuellement, on en dénombre 41 dans notre région. « Il y en aura encore plus par emplacement pour répondre à la demande puisque cet été il y avait des files d’attente de rechargement », illustre Simon-Pierre Rioux.

Simon-Pierre Rioux souligne qu’il y a une corrélation entre la hausse du prix de l’essence et la popularité des véhicules électriques. L’effet inverse survient aussi. Lorsque le prix est bas, les gens achètent des véhicules très polluants qui consomment beaucoup d’essence. La date butoir en 2035 où la vente d’automobiles à essence sera bannie au Québec encourage également les citoyens à virer vers les véhicules électriques.

« Les gens savent déjà que si ils achètent une voiture à essence dès aujourd’hui, celui-ci aura perdu énormément de valeur lorsqu’ils voudront le vendre même après cinq ans », mentionne le président.

Les écoles de conduite dans l’Est-du-Québec s’équipent également de plus en plus de voitures électriques.

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