Des demandes de la santé publique sur la vaccination trop intrusive

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La présidente du syndicat Anne Bernier Crédit photo : CFIM, la radio des Îles

La présidente du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec (STEEQ) affirme que les demandes de la santé publique pour obtenir le statut vaccinal des employés vont trop loin.

Sans aucune discussion avec les syndicats, la Santé publique a exigé vendredi dernier le portrait vaccinal de l’ensemble des salariés des centres de services scolaires, des commissions scolaires et des établissements d’enseignement privés.

La présidente du syndicat, Anne Bernier, affirme que l’obtention d’un portrait de la situation vaccinale des employés est compréhensible dans le contexte actuel, mais les données réclamées par la santé publique sont trop sensibles.

Selon une lettre du docteur Horacio Arruda, dont Radio-Canada a obtenu copie, il est question du numéro d’assurance maladie, nom, prénom, date de naissance, lieu de naissance, sexe, nom et prénom des deux parents, adresse postale, numéro de téléphone et le code de l’établissement employeur. De plus, les syndicats n’ont pas été consultés à ce sujet.

Pour Anne Bernier, ces données sont trop précises et représentent une inclusion dans la vie privée. Selon elle, il serait préférable d’y aller par volontariat et non en catimini avec l’employeur.

Plusieurs s’attendent aussi à ce que la vaccination devienne obligatoire dans le réseau de l’éducation, ce qui est réclamé d’ailleurs par le Parti libéral du Québec. Anne Bernier précise que son syndicat encourage fortement la vaccination, mais la rendre obligatoire est un pensez-y-bien.

Les organisations syndicales étudient présentement l’aspect juridique de ces deux questions.

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