Record de chaleur dans le golfe : la vie marine affectée

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Plusieurs espèces marines subissent de fortes répercussions sur leur cycle de vie suite au réchauffement des eaux du golfe qui a fracassé des records de chaleur en 2020-2021.

 

« Il y a toujours des gagnants et perdants dans cette situation », dit d’emblée Peter Galbraith chercheur en océanographie physique chez Pêches et Océans Canada

 

Concernant le sébaste, c’est une bonne nouvelle puisque sa population s’est considérablement agrandie depuis plusieurs années, étant une espèce nageant dans des eaux assez chaudes. « Le sébaste demeure la grande majorité de la biomasse capturée à des fins scientifiques dans le golfe, soit plus de 90 % des récoltes », témoigne l’océanographe.  

 

D’un autre côté, la crevette nordique subit les effets pervers du réchauffement des eaux. Cette espèce préfère une eau en dessous de six degrés Celsius, elle qui vit dans la couche profonde du golfe située à 300 mètres de profondeur. Cette année, la température tournait autour de 6,9 degrés donc trop chaud. Par conséquent, la crevette nordique remonte dans la colonne d’eau pour s’approcher de la couche intermédiaire froide (40 à 120 mètres de profondeur), ce qui limite son habitat.

 

Sinon, le crabe des neiges, qui est beaucoup plus sensible aux changements de température de l’eau que le homard, pourrait également payer le prix du réchauffement du golfe à court terme puisqu’il préfère des eaux à 03 degrés.

 

La température de l’air cet été était la plus élevée depuis 1872, année où Pêches et Océans Canada détiennent des données sur le sujet, ce qui a eu une incidence sur le réchauffement de l’eau. Généralement, la moyenne du golfe est de 9,6 degrés alors que cette année elle était de 10,6.

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