Un éveil brutal, selon l’abbé Tidjani

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Le chancelier de l’Évêché de Gaspé ajoute sa voix aux nombreuses réactions concernant la triste réalité des pensionnats autochtones.

L’abbé Serge Tidjani est chancelier à l’Évêché de Gaspé. La réalité des pensionnats autochtones rejoint personnellement cet homme d’origine africaine. Elle éveille chez lui une mémoire douloureuse. Comme être humain ayant connu l’esclavage et l’assimilation il se montre solidaire avec le peuple des Premières Nations.

Le prêtre  se dit perplexe face aux excuses demandées à l’Église. La forme et l’expression qu’elles pourraient prendre seront fondamentales selon lui.  Conscient que des personnes qui appartiennent à l’institution de l’église sont mises en cause, il ne change pas sa perception de la religion, mais selon lui, il faut plus que des excuses.

Pour l’abbé Tidjani, le passé ne peut être effacé, mais l’histoire doit nos interpeller et ne pas se répéter.

Jusqu’à maintenant 215 corps d’enfants autochtones ont été retrouvés sur le site d’un ancien pensionnat à Kamloops et de 182 autres au pensionnat St-Eugene en Colombie-Britannique. Ainsi que 751 autres sépultures non identifiées près du pensionnat de Marieval en Saskatchewan.

 

 

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