Les retraités, une solution contre la pénurie de main d’oeuvre?

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L’Association québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics voit d’un bon œil le retour sur le marché du travail des retraités et préretraités.

La présidente de l’AQRP réagit ainsi à la suite des incitatifs financiers mis en place par les 2 paliers de gouvernement afin d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre en Gaspésie et dans les autres régions du Québec. Rose-Marie Thonney émet toutefois certaines conditions :

 

Elle insiste également sur l’importance que leurs droits soient respectés et que leur expérience soit prise en compte.

Rose-Marie Thonney insiste pour qu’un message positif soit envoyé aux retraités qui souhaiteraient faire ce retour sur le marché du travail. À son avis, les employeurs ont également un rôle à jouer pour favoriser l’embauche de retraités ou préretraités au sein de leur entreprise :

 

Selon la présidente de l’AQRP, le recours aux retraités pour occuper certains types d’emplois pourrait répondre aux besoins actuels :

 

Rose-Marie Thonney considère que les mesures financières actuelles misent en place autant par le provincial que le fédéral vise principalement les gens à plus faible revenu. À son avis, d’autres mesures peuvent et doivent donc être mises en place pour favoriser un plus grand nombre de retraités sur le marché de l’emploi.

6 COMMENTAIRES

  1. Ne vous leurrez pas! Bien qu’on parle de pénurie de main-d’oeuvre et de la possibilité pour des retraités de prolonger leur période au travail, la réalité est quelque peu différente. En effet, tout d’abord le gouvernement provincial n’est pas si ouvert que cela à intégrer leurs retraités dans la fonction publique. Certains emplois comme les secrétaires et les techniciens peuvent, pour certains, avoir un emploi non pas parce qu’ils sont bons et compétents, mais bien parce que le gouvernement ne réussit pas à attirer des jeunes soit à cause de salaires trop bas ou de moins bonnes conditions de travail qu’au privé. Pour ce qui est des professionnels, on peut compter sur les doigts d,une main le ministères qui en réembauchent. Cependant pour les hauts fonctionnaires ce n’est pas la même chose, plusieurs peuvent faire une carrière à vie tellement ils sont bons, efficaces et … dociles. De plus, avec leurs petites pensions ridicules ces derniers ont un extrême besoin de combler leurs fins de mois…!!!???
    Pour ce qui est du secteur privé tout n’est pas plus rose. Parlez-en aux travailleurs de la construction et autres travailleurs manuels. On ne court pas après eux, sauf pour leurs offrir des postes très peu rémunérés.
    Comme le disait précédemment la présidente, ce sont surtout les retraités à faibles revenus qui pourraient être intéressés à retourner au travail, car eux ont besoin d’un revenu d’appoint. ils constituent donc une cible facile pour les employeurs qui offrent des faibles salaires et des conditions de travail médiocres.
    Enfin, ce n’est pas à 70 ans que les gens sont en mesure de retourner efficacement au travail et c’est souvent vers cet âge que les revenus commencent à diminuer par rapport au coût de la vie. Aussi, peu d’employeurs sont intéressés aux personnes de plus de 70 ans.
    Il serait donc plus utile, à mon avis de tout faire pour maintenir les travailleurs aînés en emploi. Mais qui n’a pas vécu la situation de se sentir de trop et malvenu dans leur milieu de travail au fur et à mesure que l’on vieillit et dans la fonction publique c’est encore plus perceptibles.
    Pour l’instant, le retour au travail des aînés dans de bonnes conditions et en les respectant, ce n’est pas pour demain quoiqu’en soient les discours véhiculés!
    Daniel Gagnon

  2. Bonjour à vous tous et toutes, Depuis l’ envoie à la retraite de personnes expérimentées en 1996-1997.. Exemple: dans le milieu hospitalier, il me semble que depuis ce temps recruter des personnes dans les hôpitaux ( secteur Public et parapublic ) il manque du monde ..et ceux qui sont là travaillent de plus en plus fort et ont de plus en plus de responsabilités, il me semble que cela n’ a pas de sens! Ex. Dans les hôpitaux : on change souvent de département , on connaît moins les patients, le travail surchargé, temps supplémentaire obligatoire sans penser aux familles qui eux aussi ont besoin de leur mère ou père.. enfin , il y a de quoi à y réfléchir et à changer ..car les travaillants dans ce domaine ne veulent plus y travailler à cause des conditions et de la surcharge de travail . C’ est un pensez-y bien pour l’ avenir !Il y a peut-être lieu de changer la façon de gérer dans certains milieux et être un peu plus humain à la fois! Merci de votre attention !

  3. Bonjour à vous tous et toutes
    Je fait partie de ces jeunes retraitées qui a retourner rapidement au travail (finance oblige)
    On m’a engagé comme nouvelle employé avec tout ce que ça implique soit, perte de ma 5ème semaines de vacances et ….en bas de l’échelle pour le choix de vacances et donner des disponibilités comme une nouvelle recrue liste de rappel (minimum 3jrs/ semaine et une fin de semaine sur deux etc) avec…..36 années d’expériences
    Comme il y a un manque perpétuel d’effectif en santé……bye bye la demande de congé, le voyage dernière minutes (même 3 mois d’avance)
    L’avantage est pour l’employeur

  4. Les retraités qui retournent au travail au gouvernement du Québec subissent des coupures de leur rente de retraite qu’ils ont pourtant gagné.

  5. Je suis très d`accord avec tous ces points de vue. Surtout dans le domaine hospitalier car j`y ai travaillé pendant près de 36 ans. Il faudrait que le gouvernement change d`optique beaucoup dans l`offre qu`il fait pour les employés. Autant pour le salaire que les conditions de travail. Il manque affreusement d`employés autant masculins que féminins. Je sais que le domaine de la santé coûte très cher, mais néanmoins les employés sont l`objet d`abus. Donc, ç`est à y réfléchir sérieusement encore et que le problème soit résolu le plus bite possible, mais là??????

  6. Jeune retraitée ( 59ans), enseignante et directrice! J’aimerais faire de la suppléance au moins 6 mois par année ( les banques de suppléance sont vides) mais comme j’étais avec le régime des Directions d’écoles, ma pension serait coupée! Il y aurait là une solution facile, je suis convaincue que bcp d’entre nous seraient prêts à donner quelques mois par année! Il s’agit simplement d’assouplir les règles en nous permettant de faire de la suppléance au même titre que les enseignants(es)! Nous serions tous gagnants, les élèves les premiers!

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