La Gaspésie, l’une des régions les moins dangereuses sur les routes

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Une section inquiétante de la route 132 à Tourelle. Photo : Gracieuseté

La Fondation CAA Québec lance un bilan des accidents mortels survenus en 2020 afin de sensibiliser les Québécois aux dangers en voiture en vue de la saison estivale maintenant que la libre-circulation entre les régions est permise. À partir de la Saint-Jean-Baptiste jusqu’à la fête du Travail, le 06 septembre cette année, ce sera le début de la saison la plus meurtrière sur les routes du Québec. En effet, 2020 a tristement compté plus d’un décès par jour durant la haute saison soit 98 en 75 jours (environ 30% des décès totaux survenus durant l’année).

Pour la Gaspésie cependant, l’été ne rime pas nécessairement avec fatalité même si la péninsule attire une foule de touristes. C’est plutôt l’hiver où il est hasardeux de s’aventurer sur les routes. Trois personnes ont rendu l’âme durant l’été et huit au total en 2020. La région administrative qui malheureusement recense le plus de morts revient à la Montérégie. Plus d’un quart des gens ayant perdu la vie en haute saison se trouvait au sud de la province. Néanmoins, il est difficile d’expliquer pourquoi ces terres portent autant mauvaise fortune aux automobilistes. Marco Harrison, le fondateur de la fondation CAA Québec émet l’hypothèse suivante. «Ce sont des gens qui ont une proximité avec la frontière américaine comme l’État du Vermont, donc généralement c’est là qu’ils vont prendre leur vacance. En demeurant dans leur région, ça renforce la loi de la moyenne : plus il y a de km de parcourus, plus la probabilité d’accidents augmente», illustre-t-il.

Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, la distraction suivie de près par la vitesse persistent à créer le plus grand nombre d’accidents. Aussi, fait surprenant, bien qu’on soufflait les 45e bougies du port obligatoire de la ceinture en voiture, la proportion des gens décédés qui ne l’avaient pas bouclé s’élève à près de 35%. Une situation désolante pour Marco Harrison, également expert en sécurité routière.

La frontière terrestre avec nos voisins du sud demeure close pour l’été. Ainsi, cette saison ressemblera beaucoup à la dernière puisqu’encore une fois les Québécois resteront dans la province pour voyager comme le rappelle un sondage paru récemment quant aux intentions de voyage où 83% des vacanciers souhaitent demeurer au pays. N’empêche que peu importe les conditions touristiques sur la province, la haute saison a toujours été synonyme historiquement de saison meurtrière au Québec souligne Marco Harrison.

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